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Vendée Globe 2008 - 2009
     
 
 

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Le 19/11/2008
Vacation du 19 novembre
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Arnaud, Je suis ta course depuis Colorado Springs, au Colorado aux USA. J'ai des images de ton bateau en fond d'ecran sur mon ordinateur.... [Lire la suite]
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Cali : Ready

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A Plymouth dans le Sud de l’Angleterre, les averses ont chassé le beau temps mais ces considérations de terriens importent peu les concurrents de The Artemis Transat qui se projettent déjà dans la course.
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Pour preuve, sur les pontons de Sutton Harbour, un seul sujet occupe tous les esprits : la porte des glaces mise en place par le Comité de Course aujourd’hui même. Cette nouvelle marque de parcours, destinée à contenir les concurrents à l’écart des icebergs en dit long sur les conditions à venir à partir de dimanche. Car avant de songer à éviter les glaces, tout ce petit monde se prépare à chatouiller une copieuse dépression. Et ce sont justement ces conditions d’exceptions que les engagés viennent chercher de Plymouth à Boston, conscients que cette Artemis Transat est l’ultime test, aussi dur que sélectif avant le Vendée Globe. Pour Arnaud Boissières, c’est « un passage obligé » et le skipper d’AKENA Vérandas oublie un temps le second degré qui fait sa réputation pour parler de cette course comme du challenge le plus dur qu’il ait eu à relever jusque là. Bizuth comme une poignée de ses concurrents, il croit sur parole les « vieux de la vieille » quand ils disent que « The Transat est parfois plus dure que le Vendée Globe » car on y affronte les vents de face alors que ceux de l’hémisphère sud arrivent par derrière. Mais ces conditions difficiles n’inquiètent pas plus que ça l’Arcachonnais qui a confiance dans la fiabilité de son monocoque et la finition de la préparation. Pour preuve, l’équipe technique ne s’occupe plus que de détails, de quoi permettre au skipper de concentrer toute son attention sur la meilleure trajectoire à suivre pour les premiers jours de course.


Dernière minute : le Comité de Course met en place une porte des glaces
L’organisation a annoncé cet après-midi l’ajout d’une porte par 40°Nord, entre 47 et 50 Ouest. La flotte devra laisser au moins un point à tribord ce qui l’obligera à une route plus Sud et donc à plus de sécurité. Précisons que cette dernière s’ajoute aux quatre portes de parcours déjà obligatoires au Phare d’Eddystone, au Cap Lizard, au Fastnet et à Terre-Neuve.


Interview d’Arnaud Boissières :
Quel est ton état d’esprit à quelques jours du départ de The Artemis Transat ?
En ce moment, je prépare le bateau en fonction des conditions météos car on peut s’attendre à du vent fort que l’on aura dans le nez pendant une partie de la course. Comme nous aurons du portant pour commencer, je fais préparer le petit spi pour l’envoyer plus facilement quand il y aura du vent. Mon sac personnel est mieux préparé que pour la Jacques Vabre, j’y ai notamment ajouté un ensemble de sous-couches supplémentaire car on risque d’avoir froid. Les conditions que l’on s’attend à trouver sont un peu similaires à celles de la B to B fin décembre. Les vieux de la vieille qui ont déjà fait plusieurs transats anglaises (l’ancien nom de The Artemis Transat, ndlr) disent qu’on a souvent plus froid sur cette course que sur le Vendée Globe. Aujourd’hui, nous sommes en t-shirt et on a du mal à l’imaginer mais une grande partie se déroulera avec du vent contraire et dans la brume. The Transat est un passage obligé pour le Vendée Globe, que ce soit pour la préparation du bonhomme, du bateau, de l’équipe technique et même de l’aspect communication. Pour moi, c’est déjà un succès que d’avoir réussi à être prêt aussi tôt dans la saison.


Qu’est-ce qu’elle représente pour toi cette Artemis Transat ?
C’est une des courses les plus dures que j’ai eu à faire, que ce soit sportivement ou physiquement. Il n’y a que 13 bateaux et au moins six sont des prétendants à la victoire. On retient souvent les drames car malheureusement, il y en a eu quelques uns sur cette course mais elle reste un véritable challenge sportif. C’est une course fatiguante. Même si elle est plus courte qu’une Transat Jacques Vabre ou que la B to B, on tire beaucoup sur le bonhomme. Pour faire simple, il y a les deux premiers jours de course au portant pendant lesquels il n’est pas question de se relâcher. Ensuite, il y a le passage de la dépression avec du vent fort pendant deux jours, puis les derniers jours de course avec le passage de Saint-Pierre et Miquelon. Ça fait donc les deux tiers de la course où l’on ne peut pratiquement pas dormir. En ce moment, je cherche à recharger les batteries. Je fais de grosses nuits ainsi que des siestes. Il n’est pas question de sortir le soir, c’est l’année du Vendée Globe quand même !


Tu es déjà monté autant dans le Nord ?
Oui, à une ou deux occasions et notamment sur la Calais Round Britain Race l’année dernière mais ça n’a pas grand-chose à voir car il s’agissait d’une course en équipage et les conditions avaient été très clémentes. Ici, on peut avoir de la glace.


Quelles sont tes chances selon-toi ?
Je sais que ma force, c’est la fiabilité du bateau. Cette course est un bon test avant le Vendée Globe. Terminer 6 ou 7ème serait extraordinaire. Si je navigue bien, je sais que je peux faire quelque chose de bien. La première partie de la course consistera à aller vite et à bien se placer pour la suite. Il ne faudra pas forcément suivre ceux qui sont devant car ils font un meilleur cap que moi.

 
 
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