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La semaine dernière, le 60 pieds a retrouvé l’élément liquide après un mois passé au sec et il n’attend qu’une chose pour quitter Port Olonna : son mat. L’espar doit être posé sur le pont en fin de semaine prochaine après avoir subi les dernières vérifications de Guillaume Le Fur et d’Etienne Carra, les membres de l’équipe technique. En attendant, le skipper profite de cette escale vendéenne pour visiter les écoles et faire partager aux enfants sa passion pour la mer et la navigation. Une façon accélérée, mais volontaire, de prendre lui aussi racine en Vendée. Le week-end prochain, Arnaud migrera pourtant vers la Bretagne pour participer au Spi Ouest France dans la catégorie des Open 7.50. Le marin a en effet prévu de s’engager sur le rendez-vous trinitain dans cette série très technique afin de continuer à régater et à naviguer pendant le chantier du « gros » AKENA Vérandas. A bord de l’Open 7.50, lui aussi siglé aux couleurs du sponsor vendéen, il naviguera tout le week-end aux côtés de Pierre Simon, le project manager et d’Etienne Carra ainsi que de Jean-Philippe Allilaire. Interview d’Arnaud Boissières : Le chantier : Nous avons remis le bateau à l’eau en début de semaine dernière comme prévu et le mât sera posé en fin de semaine prochaine ce qui doit nous permettre de naviguer à nouveau vers fin mars, début avril. Il reste encore des choses à faire sur le bateau et notamment le réglage des alarmes de safran. C’est une nouveauté sur ce bateau qui me permettra de détecter si un safran s’est déplacé suite à un choc. Les visites d’écoles : Les questions que posent les enfants sont parfois surprenantes. L’un d’entre eux croyait qu’un skipper était quelqu’un qui faisait du ski ! Ce qui les intéresse le plus, c’est la vie à bord. Ils veulent savoir ce que l’on mange, quels animaux on voit et bien sûr comment on fait pour aller aux toilettes ce qui ne manque pas de les amuser. Je leur amène également un téléphone Irridium pour qu’ils comprennent comment je reste en communication avec la terre pendant trois mois. Je leur explique aussi comment j’envoie des photos ou des vidéos et je leur fait gouter un plat lyophilisés. Ces visites dans les écoles sont très sympas car les enfants sont spontanés. Les courses à venir : Nous allons participer en fin de semaine au Spi Ouest France à la Trinité sur Mer en Open 7,50. C’est un bateau qui procure de superbes sensations, il est très sportif. Ça permet de garder un pied dans la course pendant que le gros bateau est en chantier. Nous attendons des conditions musclées ce qui ne va pas être facile pour nous face à des équipages plus expérimentés car jusqu’à maintenant, nous nous sommes plutôt entraînés dans du vent faible. Il nous tarde de naviguer avec le 60 pieds pour nous oxygéner et utiliser le support sur lequel nous avons travaillé tout l’hiver. Depuis le départ de la Transat Jacques Vabre, je n’ai navigué qu’en solitaire à bord d’AKENA Vérandas et le Grand Prix de Douarnenez, fin avril, va permettre une navigation en course avec toute l’équipe ce qui permet à chacun de vérifier la qualité du travail qu’il a fourni. J’aborde la Transat Anglaise de manière sereine car je suis bien préparé. Je sais que même s’il y a de grosses conditions, le bateau est éprouvé. C’est une course mythique, elle est plus courte que la Transat Jacques Vabre mais elle est aussi plus musclée. C’est enrichissant dans l’optique du Vendée Globe. Pour l’équipe technique aussi c’est important d’avoir une course qui serve d’objectif avant le Vendée Globe.
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