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Est-ce que tu as un souvenir particulier de cette période ? Ce n’est peut-être pas une photographie que je garde mais plutôt un sentiment, celui d’un bien être général que ce soit avec le bateau, l’équipe ou encore le partenaire.
Qu’est-ce que le Vendée Globe t’a apporté ? Je ne sais pas si je suis une meilleure personne et ce n’est pas à moi de le dire mais ça apporte beaucoup d’expérience, c’est un plus en matière de sérénité. Je me suis tellement amusé pendant ces trois mois que je trouve long de devoir patienter jusqu’à 2012.
Pour la première fois en 60 pieds, tu fais partie des favoris. Qu’est-ce que ça change ? Attention, je ne suis pas le seul favori. Il y en a d’autres. Cela dit, c’est la moindre des choses de se considérer comme favori avec un bateau comme celui-ci et le travail fourni. Par rapport à l’ancien bateau, c’est différent mais je ne vais pas tomber dans le piège de naviguer le couteau entre les dents et faire n’importe quoi. Vincent en est conscient et lui aussi fait preuve de beaucoup de sérénité. L’un comme l’autre, nous respectons énormément le bateau. Cela dit, même s’il faut évidemment traverser pour faire un résultat, nous sommes plus en position d’attaquer. Ça me rappelle un peu mon histoire sur la Mini Transat. Lors de la première édition, je n’étais pas compétitif alors que sur la seconde, j’avais un bateau plus technique avec quille basculante.
Vincent est ton équipier mais également un concurrent. Comment se passe la collaboration ? Aujourd’hui, je n’ai aucun doute pour dire que Vincent est investi à 100 % dans la bonne marche du bateau et qu’il n’a pas la moindre arrière pensée. D’ailleurs, ce qu’il fait aujourd’hui lui apporte aussi pour son prochain bateau. Dernière chose : j’ai bien peur qu’il ait lui aussi très envie de faire un résultat sur cette Transat Jacques Vabre !
Quel est ton objectif sur cette course ? J’aimerais bien faire troisième sur la Jacques Vabre et premier sur le Vendée Globe ! Et non pas l’inverse ! (rires)
Savez-vous déjà comment vous allez vous organiser à bord ? Non pas encore. Ce que je peux dire c’est qu’il n’y a pas un chef et un second. C’est équilibré, Vincent est un spécialiste reconnu de la météo et de la stratégie mais il y a du dialogue.
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