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Arnaud Boissières Né le 20 juillet 1972 Vit maritalement, un enfant. Mais « Cali » - pour Caliméro - a conservé bien plus qu’une diction d’Arcachon. Le premier des héritages girondins est bien sûr l’amour des océans, loisir légué dans les gènes devenu passion puis profession grâce à une bonne dose d’acharnement. Car Arnaud a beau afficher une fausse nonchalance avec juste ce qu’il faut d’humour et d’autodérision, rien ne lui a été offert et c’est même dans l’adversité qu’il s’est forgé. A tel point que les deux principales épreuves qu’il a traversées sont vues aujourd’hui comme autant d’événements fondateurs. La première est la leucémie, dont il est sorti victorieux dans ses jeunes années, et la seconde est la Mini Transat 99 et les conditions dantesques qui ont décimé la flotte. Victime lui-même d’un démâtage, le skipper était parvenu non seulement à sauver son bateau après une escale en France mais également à terminer la course qui n’était rien de moins qu’une traversée de l’Atlantique. C’est à ce genre de happy end que l’on mesure la ténacité du skipper d’AKENA Vérandas. Elevé à l’école de la course au large par quelques grands noms, à commencer par Yves Parlier ou Catherine Chabaud qui lui ont confié les clés de leurs engins, il a également accompagné Olivier de Kersauzon lors de sa tentative de record autour du monde. Des galops d’essai qui, en 2008, l’ont amené à prendre la barre de son propre projet Vendée Globe. Et c’est en 7e position qu’Arnaud a franchi la ligne d’arrivée devant les Sables d’Olonne, le 22 février dernier, s’imposant par son sens marin et sa bonne humeur. Heureux en mer, Cali ne rate pas une occasion de partager sa vie rêvée, notamment auprès des écoliers vendéens. Il a en commun avec eux cet enthousiasme énergique que lui seul sait marier à la maturité du marin, fort de 45 000 milles parcourus ces trois dernières années, dont un tour du monde en solitaire. Arnaud vu par … « Cali, c’est avant tout un copain et c’est également un bon marin. Je le connais depuis une dizaine d’années. Il fait partie de la bande d’Arcachonnais qui est partie vers la course au large. Il a le virus de la course et il est super bien dès qu’il est sur l’eau. A terre, il a su structurer son projet grâce à Pierre Simon et c’est en ça qu’il a évolué ces dernières années. Humainement, il n’a pas changé, c’est quelqu’un qui vit toujours pleinement ce qu’il fait. » Pascal Rambeau, médaillé de bronze aux Jeux d’Athènes en Star
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