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Nuit difficile pour AKENA Vérandas |
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Après les premiers jours de course disputés dans des vents soutenus et portants, la flotte de The Artemis Transat vient de rencontrer une première difficulté météo avec la dorsale anticyclonique posée en travers de leur route.
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Dans cette zone, les certitudes se font rares et même les fins tacticiens, capables de tracer leur route au centimètre y perdent un peu leur latin. Pour preuve, les satellites capables de trouver une aiguille dans une botte de foin peinent à suivre les subtils déplacements de masses d’air et Arnaud Boissières avouait ce matin naviguer dans un vent qu’aucun modèle météo ne lui avait prédit. Dans ces conditions plus qu’aléatoires, les choix de route tiennent un peu de la loterie et la nuit dernière a été sévère avec une partie de la flotte. Ainsi, Vincent Riou, connu pour la qualité de ses analyses météos, a perdu gros sur cette petite partie de poker. Cette nuit, il a pris un retard de plus de 30 milles sur le leader Sébastien Josse alors que leurs deux bateaux naviguaient à vue au coucher du soleil. A bord d’AKENA Vérandas, c’est un peu le même scénario de la « pas de chance » qui s’est joué puisqu’Arnaud Boissières, jusque là 8ème s’est complètement arrêté dans la nuit alors que, dans son Sud, le Safran de Marc Guillemot et le Cervin de Yannick Bestaven parvenaient à le doubler. Le monocoque vendéen perd donc deux places dans la nuit mais « Cali » en est à sa 16ème transatlantique et il en faudrait plus pour le déstabiliser. Il compte même sur les prochaines heures et sur la nouvelle « bulle » à venir pour inverser la tendance. Là encore, la réussite aura autant sa part à jouer que la réflexion et Arnaud rappelle dans un mail envoyé ce matin que « personne n’est à l’abri ». Le dernier classement établi à 14h00 (HF) lui donne raison puisque le bateau vendéen, avec ses 10 nœuds de moyenne va deux fois plus vite que ses concurrents directs. Un tel différentiel pourrait lui permettre de refaire son retard très rapidement. Depuis hier soir, Arnaud n’est plus tout à fait seul. Il a embarqué un petit oiseau qui, en autochtone, comprends mieux que quiconque la météo tortueuse de cette partie de l’Atlantique. Mail envoyé ce matin : « Je me suis retrouvé dans une bulle sans vent à deux reprises, pendant 8 heures, à 4 nœuds maximum. J'avoue que c'est un peu déconcertant. Safran et Cervin sont repassés devant, mais je pense que personne n'est à l'abri de retomber dedans que cela soit au nord ou au sud. J'ai un vent à l'Est qu’aucun modèle météo ne me donne. C'est passager mais cela dure deux heures quand même. J'ai un oiseau de compagnie à bord. Je me demande s’il ne me porte pas la poisse. Il ne veut rien, ni eau, ni riz, je lui mets de la musique de temps en temps pour nous détendre. Il a l'air fatigué. »
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